Mercredi 1 juillet 2009
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Dresser un cheval consiste à
obtenir son obéissance afin de rendre son utilisation facile et accessible au plus grand nombre. Il s'agit de soumettre le cheval à la volonté de l'homme et de supprimer chez lui toute volonté
personnelle et toute résistance. En même temps, le cheval doit supprimer toutes ses pensées personnelles, intérioriser ses émotions et inhiber sa personnalité tout en jugulant son caractère. On
obtient ainsi une monture agréable, "gentille" et de bonne volonté, qui se plie sans broncher à toutes les demandes ou presque. un cheval qui pense le moins possible et surtout qui se laisse faire
et conduire docilement pour le plus grand plaisir de son cavalier. Mais si le cheval manifeste un peu de ses opinions personnelles, soit en résistant ou en refusant un ordre, immédiatement il
devient la cible du courroux de son cavalier et l'objet de toutes les recherches en matières de moyens de coërcition pour le faire céder.
Cependant, si le dressage a l'avantage
de formater le cheval pour faciliter son utilisation; il a aussi l'inconvénient de faire progressivement disparaître l'individu qu'est aussi le cheval, même si l'on a choisi d'occulter cet aspect
de son être, par commodité ou par confort. En effet, il est plus facile d'imposer l'obéissance sans tenir compte de ce que pense l'animal. Pourtant, en étouffant touts les facultés individuelles et
donc désormais ignorées du cheval, on le réduit à l'état d'objet rendu inerte et impersonnel, et l'on finit par accepter l'idée que le cheval est plutôt bête, quoique dité d'une bonne mémoire.
Eduquer un cheval correspond à une
démarche différente qui sous-entend que l'on s'adresse à un être vivant sensible et pensant, et infiniment respectable en tant qu'individu doté de capacités intellectuelles, d'émotions, de
sentiments, d'une personnalité et d'un caractère qui lui sont propres. Il ne s'git donc plus de soumettre mais d'enseigner des règles de vie et des savoirs que le cheval va ensuite pouvoir utiliser
de manière autonome. Cela ne signifie pas l'abandon de toutes pratiques équestre, mais plutôt une autre manière de les exercer, non plus en dominant le cheval, mais en coopérant avec lui.
Enseigner des savoirs à un cheval consiste à
développer ses capacités intellectuelles c'est-à-dire sa pensée, son observation, ses capacités d'analyse, mais aussi sa concentration. Elle nécessite d'obtenir l'écoute et le regard du cheval, et
prend en compte la gestion de ses émotions et de ses sentiments. Le cheval apprend à repondre aux demandes volontairement et en autonomie. On ne lui fait plus faire les exercices, mais on lui
demande de les faire et c'est lui qui les exécute, bien mieux que lorsqu'il est passif et soumis. Evidemment, tout les moyens de coêrcition sont bannis et remplacés par la valorisation des actions
du cheval qui prend alors plaisir au travail.
Mais enseigner, éduquer, cela sous-entend aussi
l'établissement d'une communcation, puis d'une relation affective entre l'humain et le cheval. Ce dernier n'est plus un objet impersonnel et il s'attache à "son" humain comme un chien à son
"maître" et il manifeste alors son plaisir lors des retrouvailles quotidiennes ou lors du travail qui devient un moment de complicité privilégié. On ne monte plus "à cheval" mais on pratique une
activité "avec" lui, pour un réel bonheur partagé.
Par La Comédie Equestre
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Lundi 29 juin 2009
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Il existe une déclaration
universelle des Droits de l'animal, alors qu'en est-il donc pour le cheval dans ce domaine? Quels sont les droits qui peuvent être reconnus au cheval?
En tant qu'être vivant, le cheval
- a-t-il le droit de décider de sa vie ou de son sort?
Peut-il choisir son mode de vie ( stalle, box, pré, liberté, solitude, troupeau, etc...) ou sa fonction (club, promenade, obstacle, dressage, cross, etc...) ?
- a-t-il le droit de faire connaître ses envies, ses désirs?
Peut-il refuser de travailler s'il est fatigué, ou contourner un passage délicat en promenade, ou tout simplement s'arrêter pour savourer une herbe fraîche?
- a-t-il le droit de s'exprimer, d'émettre une opinion?
Peut-il refuser un cavalier dont il n'apprécie pas la présence sur son dos, ou au contraire choisir celui qui lui conviendrait mieux, avec lequel il pourrait développer des afinités?
- a-t-il le droit de refuser un ordre qui lui déplait?
Peut-il tout simplement refuser les ordres qui lui sont donnés et dont il ne voit pas forcément l'utilité de son point de vue de cheval? Pourquoi sauter un très gros obstacle, alors que dans la
nature, le bon sens et la sécurité invitent au détour?
- a-t-il le droit d'avoir peur?
Peut-il exprimer une angoisse devant une situation qui le stresse sans être obligatoirement contraint à faire face malgré lui?
- a-t-il le droit d'affirmer ses sympathies, ses préférences, ses affectiolns?
Peut-il choisir ses amis, respecte-t-on ses choix affectifs parmi ses congénères, et tout simplement, une jument poulinière, peut-elle décider du devenir de son poulain en toute sérénité, et
notamment gérer le sevrage souvent si brutal?
- a-t-il droit au bonheur? et se pose-t-on seulement cette question?
En fait, les questions pourraient encore se succéder ainsi
longtemps, les réponses se rejoignent toutes pour constater que le cheval est un être vivant entièrement soumis à la volonté de l'homme et contraint d'abandonner toutes vélléités personnelles.
Depuis longtemps déjà, le cheval-être vivant a été ignoré, occulté, au profit du cheval-objet à consommer sans modération pour le plaisir exclusif de l'homme qui l'exploite. Ne serait-il pas temps,
en ce 21ème siècle qui débute, d'abandonner nos vieilles pratiques et de nous repositionner par rapport au cheval, non comme des consommateurs, mais comme des êtres humains respectueux du
cheval comme de tous les êtres vivants qui partagent nos vies?
Par La Comédie Equestre
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DéclarationUniverselle
des Droits de l'Animal
La Déclaration Universelle des Droits de l'animal a été proclamée solennellement le 15 octobre 1978 à la Maison de l'UNESCO à Paris. Elle constitue une prise de position philosophique sur les rapports qui doivent désormais s'instaurer entre l'espèce humaine et les autres espèces
animales. Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.
PRÉAMBULE :
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Considérant que la Vie est une, tous les êtres vivants ayant une origine commune et s'étant différenciés au cours de l'évolution
des espèces,
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Considérant que tout être vivant possède des droits naturels et que tout animal doté d'un système nerveux possède des droits
particuliers,
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Considérant que le mépris, voire la simple méconnaissance de ces droits naturels provoquent de graves atteintes à la Nature et
conduisent l'homme à commettre des crimes envers les animaux,
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Considérant que la coexistence des espèces dans le monde implique la reconnaissance par l'espèce humaine du droit à l'existence
des autres espèces animales,
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Considérant que le respect des animaux par l'homme est inséparable du respect des hommes entre eux,
IL EST PROCLAME CE QUI SUIT :
Article premier
Tous les animaux ont des droits égaux à l'existence dans le cadre des équilibres biologiques.
Cette égalité n'occulte pas la diversité des espèces et des individus.
Article 2
Toute vie animale a droit au respect.
Article 3
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Aucun animal ne doit être soumis à de mauvais traitements ou à des actes cruels.
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Si la mise à mort d'un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d'angoisse.
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L'animal mort doit être traité avec décence.
Article 4
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L'animal sauvage a le droit de vivre libre dans son milieu naturel, et de s'y reproduire.
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La privation prolongée de sa liberté, la chasse et la pêche de loisir, ainsi que toute utilisation de l'animal sauvage à d'autres
fins que vitales, sont contraires à ce droit.
Article 5
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L'animal que l'homme tient sous sa dépendance a droit à un entretien et à des soins attentifs.
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Il ne doit en aucun cas être abandonné, ou mis à mort de manière injustifiée.
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Toutes les formes d'élevage et d'utilisation de l'animal doivent respecter la physiologie et le comportement propres à
l'espèce.
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Les exhibitions, les spectacles, les films utilisant des animaux doivent aussi respecter leur dignité et ne comporter aucune
violence.
Article 6
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L'expérimentation sur l'animal impliquant une souffrance physique ou psychique viole les droits de l'animal.
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Les méthodes de remplacement doivent être développées et systématiquement mises en œuvre.
Article 7
Tout acte impliquant sans nécessité la mort d'un animal et toute décision conduisant à un tel acte constituent un crime contre la
vie.
Article 8
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Tout acte compromettant la survie d'une espèce sauvage, et toute décision conduisant à un tel acte constituent un génocide, c'est
à dire un crime contre l'espèce.
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Le massacre des animaux sauvages, la pollution et la destruction des biotopes sont des génocides.
Article 9
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La personnalité juridique de l'animal et ses droits doivent être reconnus par la loi.
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La défense et la sauvegarde de l'animal doivent avoir des représentants au sein des organismes gouvernementaux.
Article 10
L'éducation et l'instruction publique doivent conduire l'homme, dès son enfance, à observer, à comprendre, et à respecter les
animaux.
La Déclaration Universelle des Droits de l'Animal a été proclamée solennellement à Paris, le 15 octobre 1978, à la Maison de
l'Unesco.
Son texte révisé par la Ligue Internationale des Droits de l'Animal en 1989, a été rendu public en 1990.
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Par La Comédie Equestre
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Dimanche 28 juin 2009
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18:28
"L'émerveillement est le premier pas vers le respect". Qui
ne connait cette si belle phrase de Nicolas Hulot! Cette phrase qui accompagne ses magnifiques reportages où on peut le suivre dans ses approches si douces des animaux sauvages dont il observe et
commente les moindres gestes avec tant d'attention et de tendresse. Ce sont des invitations au respect pour ces animaux lointains si menacés.
Oui mais, et nos animaux domestiques? Si proches de nous que
nous avons fini par les banaliser, et pire encore, nous en sommes arrivés à renier leur statut d'être vivant pour les assimiler à des éléments d'une production économique, souvent élevés en
batterie, manipulés comme de vulgaires marchandises et exécutés dans l'indifférence la plus totale.
Et le cheval dans tout ce système? Lui aussi est devenu un élément de
la filière économique équine, la plupart du temps destiné à servir fidèlement l'homme dans ses loisirs, utilisé, consommé sans modération, exploité, puis jeté lorsque devenu inapte au service, et
remplacé sans état d'âme, pour la seule et unique satisfaction des acteurs de ce système.
Et si l'on réapprenait à s'émerveiller devant un cheval? Non pas parce
qu'il est capable de courrir très vite ou de sauter très haut, ou parce que nous aimons les longues galopades qu'l peut nous offrir, non pour tout ce qu'il peut "faire", mais tout simplement pour ce qu'il "est", un cheval, c'est-à-dire avant tout un être vivant avec une personnalité, des désirs
personnels, des idées, des envies, des affections, des émotions... bref, tout ce qui carcatérise un être vivant.
Et si nous réapprenions le vrai respect du cheval, non pas
seulement celui de son corps, mais aussi celui qui accepte de le reconnaître en tant qu'individu à part entière?
Par La Comédie Equestre
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